Comment sommes-nous passés de sociétés anciennes fascinées par le monde de la magie à une haine profonde ressentie par les populations des XIVe et XVe siècles ?

Quels archétypes ont construit l'image de la sorcière ?

La sorcellerie, pratiquée par toutes les couches des populations antiques, prend lentement le pas sur la magie. Avec l'arrivée de la nouvelle religion, ces croyances sont bannies, toujours avec plus de sévérité par les différents empereurs de Constantinople après Constantin. Bannies les pratiques païennes, les formes de divination, les prières et les malédictions déposées dans les fosses votives des Dieux ! Excommnuniés les sorciers (hommes et femmes) qui proposent leurs services à la communauté ! Punis les consultants qui oseraient enfreindre les lois visant à policer le monde nouveau... Lentement s'opère une destruction des cultures païennes. Mais destruction ne signifie pas disparition. Sur les ruines des convictions antiques, les populations cherchent à se soigner et à se protéger différemment, ou une aide supplémentaire aux saints et saintes. Alors, vient le temps des démonologues désirant ardemment anéantir les membres pourissants des communautés européennes. Malgré tout le mal que l'on se donne, les chasses aux sorcières finissent par s'évanouirent et bien vite naissent de nouvelles formes de magie et de sorcellerie. Les sibylles du XIXe siècle marquent ce temps où la fascination pour l'occulte est de retour. Dans ce livre illustré de nombreuses photographies et peintures qui va de l'Antiquité jusqu'aux années 1970, le lecteur pourra constater l'évolution des représentations des personnages, de découvrir leur visage et les noms oubliés de l'Histoire. Basé sur des textes antiques, des archives et une iconographie nourrie, l'ouvrage est le fruit de longues recherches sur le territoire nord-européen.

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